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Pars vite et reviens tard - Fred Vargas



Traitement anti-puces


Le commissaire Adamsberg et son adjoint l'inspecteur Danglard, héros improbables aux contours flous des romans de Fred Vargas, sont en quête d'indices pour un nouveau mystère qui s'étale sur les portes des appartements et se crie à qui veut l'entendre dans les rues de Paris ... Cette affaire semble annoncer le retour d'un fléau venu du fond des âges ... 

Je découvre avec plaisir la littérature de Fred Vargas qui, depuis longtemps maintenant, a fait ses preuves dans le créneau du roman policier en France. La construction du roman n'est pas particulièrement originale mais la plume est douée, presque particulière. En cours de lecture, des paragraphes, voire des chapitres entiers, sortent soudain du lot sans qu'on ait pu les voir venir. De par leur forme, ils frappent les esprits, ce qui à mes yeux, est une plus-value pour le roman.

Pars vite et reviens tard a le bon goût de ne pas s'embarrasser d'éléments inutilement glauques et violents comme souvent dans ce type de littérature, mais foisonne, au contraire, de petites histoires séduisantes et attachantes qui nous rivent dès la première page à une intrigue bien trouvée. Le petit monde attrayant du quartier Edgar Quinet à Montparnasse, son crieur public au passé de marin breton, la vieille et superstitieuse Clémentine, Camille dont les incursions dans le récit détourne momentanément Adamsberg de son enquête, etc ... Ces portraits vivants et hauts en couleurs dans des situations qui ne manquent pas de sel sont autant de raisons d'avoir envie de lire, à l'occasion, d'autres aventures signées Fred Vargas.

J'ai lu - pages 231 et 232

Et en fin de criée, alors que Joss abordait sa conclusion naufragée, il sursauta, comme si un caillou aigu avait heurté durement l'éponge. Ce choc lui fit presque mal et le laissa interdit, aux aguets. Il était incapable d'en définir la provenance. C'était une image qui l'avait cogné, forcément, alors qu'il s'endormait presque contre le tronc du platane. Un bout d'image, quelque part sur la place, venu le croiser en un dixième de seconde.
[...] Cinq minutes plus tard, Joss remportait sa caisse et la place se vidait. Tout échappait. Adamsberg ferma les yeux, la tête levée vers le blanc du ciel, dans l'espoir que l'image revienne d'elle-même, aérienne. Mais l'image était tombée au fond de son puits, comme une pierre anonyme et boudeuse, vexée peut-être qu'il ne lui ait pas accordé plus d'attention au bref moment où elle avait daigné passer, comme une étoile filante, et elle mettrait peut-être des mois avant de se décider à remonter. 

Commentaires

  1. Je n'ai pas lu beaucoup de romans de Fred Vargas mais j'avais bien aimé le peu que j'en ai lu :)

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