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L'homme qui voulait être heureux - Laurent Gounelle


Mon petit doigt de pied m'a dit

 
Je l'ai déjà exprimé ici, j'aime choisir mes lectures par le bouche à oreille. Si une personne de mon entourage me parle d'un livre qu'elle a apprécié, je suis souvent tenté de le lire moi-même (il est moins sûr que l'inverse soit vrai). L'homme qui voulait être heureux m'a été présenté comme un roman initiatique, ce qu'il est probablement, mais j'ai été surpris de le trouver dans le rayon "développement personnel" de ma librairie. Après avoir parcouru les quelques 170 pages de sa version poche, je comprends pourquoi. On peut dire sans trop exagérer qu'il n'existe aucune réelle intrigue, que celle-ci en tout cas est prétexte à scénariser les conversations, et ses effets, entre un enseignant français en vacances à Bali, peu satisfait de sa vie, et un vieux sage balinais. Mû par un besoin inconscient, notre enseignant croit rencontrer un guérisseur du corps mais celui-ci va très rapidement lui diagnostiquer (en lui pinçant un orteil !) un mal tout autre : il n'est pas heureux.
 
Notre héros va accomplir un salutaire cheminement intérieur. Ce sera l'occasion pour l'auteur de communiquer au lecteur quelques conseils de vie pour l'aider à être en accord avec lui-même et donc tenter ainsi une subtile approche vers le bonheur. Comme souvent dans ce genre de bouquins de développement personnel, les idées véhiculées vont de soi, sont même de l'ordre de l'évidence mais nécessitent pourtant de se les entendre dire. Dans celui de Laurent Gounelle, le message principal, ou en tout cas celui que j'ai eu envie de retenir, c'est que chacun de nous n'est pas libre, donc heureux, tant qu'il ne s'est pas libéré des croyances qu'il a sur lui, sur les autres, sur le monde. Libérons-nous de nos croyances qui nous limitent et devenons qui nous souhaitons être. La poésie du message remplace avantageusement la simplicité du scénario et de l'écriture, qui a le mérite de la limpidité.
 
PS : C'est en terminant mon billet que je me rends compte que j'ai écrit "C'est moins sûr que l'inverse soit vrai". Véridique. Comme quoi j'ai encore du chemin à parcourir pour considérer mon point de vue pleinement intéressant, et donc intéresser les autres ! CQFD ;-)

Pocket - pages 137 et 138

 - Vous disiez aussi qu'il faut donner le meilleur de soi-même dans ce que l'on fait ?
 - Oui, c'est l'une des clés du bonheur. Vous savez, l'être humain se complaît dans le laisser-aller, mais s'épanouit dans l'exigence de soi. C'est vraiment en étant concentré sur ce que l'on fait pour réussir la mise en œuvre de nos compétences, et en relevant à chaque fois de nouveaux défis, que l'on se sent heureux. C'est vrai pour tout le monde, quels que soient notre métier ou le niveau de nos compétences. Et notre bonheur est accru si notre travail apporte quelque chose aux autres même indirectement, même de façon modeste.

Commentaires

  1. Salut Marco, je l'ai lu ainsi que celui qui est sorti après ! Un peu spécial au début mais j'ai aimé.
    Je te souhaite un bon dimanche bises :)

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  2. Salut JP, je pense que je lirai les autres après celui-ci. Merci pour ta visite et à bientôt.

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