Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du décembre, 2015

La maison atlantique - Philippe Besson

   Le jeune homme et la mer Un été en bord de mer, un garçon en plein spleen nie ses angoisses, trompe son ennui avec Agathe, avec Jérémy. Raphaël et Cécile, un jeune couple rayonnant, s'installe dans la villa voisine. Le drame est proche. Après le déprimé mais superbe Une bonne raison de se tuer , mon avis est assez mitigé sur le deuxième roman que je lis de Philippe Besson. L’avenir dira si sa bibliographie penche plutôt du côté obscur ou de celui de la lumière. En attendant, La maison atlantique est à mon sens un peu court pour que le lecteur ait le temps de s'approprier les personnages et d’entrer pleinement dans l'histoire au thème mille fois écrit, malgré un angle intéressant (inédit?). Au lieu de ça, compte tenu de l'épaisseur du roman, il sait que l'intrigue va se jouer rapidement et sans réel suspense puisque la première ligne du roman annonce déjà la couleur. Reste bien sûr l’écriture sèche et directe de l’écrivain qui me plait beaucou

La fortune des Rougon - Émile Zola

  et la misère des Macquart La fortune des Rougon est le premier du cycle des romans qu'Émile Zola dédia à la dynastie des Rougon-Macquart et le troisième que je lis ces derniers temps (mettons de côté Germinal découvert au lycée). Une fois sa lecture achevée, il paraît évident qu'il est recommandé de commencer par ce tome pour espérer lire intelligemment, à terme, la célèbre saga en entier. L'auteur nous y présente une partie des trois premières générations que Zola fera progresser dans tous les décors possibles du Second Empire (1752-1770) avec des comportements et débordements de toutes natures qu'il explique, en bon écrivain naturaliste, par l'impact sur l'être humain du milieu social, de l'environnement familial et de l'hérédité. Tout démarre avec Adélaïde Fouque, une pauvre femme à la faible volonté et aux nerfs fragiles, qui se verra dépouillée et piétinée par ses deux fils, les demi-frères Antoine Macquart et Pierre Rougon. Le prem