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Divergente : tome 1 - Veronica Roth

 

Sortir du placard

        
Après avoir lu et aimé les sagas Hunger Games et L'épreuve, Divergente est un peu la suite logique de mon immersion dans la littérature jeunesse (ou young adult), celle qui marche du tonnerre en ce moment au point d'être adaptée au grand écran.

Ici, nous sommes aussi dans une société post-apocalyptique reconstruite de toute pièce après je-ne-sais quelle catastrophe dont on apprendra sûrement plus tard la nature. Par quelques indices disséminés, le lecteur comprend que la jeune héroïne Beatrice évolue dans ce qu'il reste de Chicago, cité forteresse au bord d'un lac asséché et entourée d'une haute clôture de sécurité. Elle est née dans la faction des Altruistes et a dorénavant l'âge de décider quelle faction elle souhaite intégrer pour le restant de sa vie. Va-t-elle rester une Altruiste ou couper les ponts avec ses parents et son frère en choisissant d'être Érudite, Audacieuse, Sincère ou Fraternelle et ainsi être plus proche de sa nature intime ? A moins qu'elle ait du mal à choisir ...

L'idée de départ est plutôt simple mais il fallait la trouver. Chaque citoyen doit faire partie de l'une des cinq communautés (ou faction) sous peine d'être exclu de la société. Les divergents, ceux qui s'écartent même involontairement de cette ligne de conduite représentent un danger et doivent être éliminés. Béatrice, alias Tris, va mener malgré elle une rébellion contre l'odieuse dictature. Ça vous rappelle quelque chose ? La recette est éprouvée, c'est efficace, plutôt addictif et ça se lit tout seul car écrit très simplement et avec du rythme. Il manque peut-être un peu de fond, de complexité, d'analyse sociologique. Cela arrivera dans les deux tomes suivants. Ou pas.

Nathan - pages 56 et 57


- Ils sautent !
Je relève la tête, la nuque raide. Ça fait au moins une demi-heure que j'écoute le vent mugir en regardant la ville défiler dans un brouillard, le dos contre la paroi, repliée sur moi-même. Je me redresse. Depuis quelques minutes, le train ralentit, et je vois que le garçon qui a crié a raison ; dans les voitures devant nous, les Audacieux sautent au moment où le train longe un toit. Les rails sont surélevés à une hauteur de sept étages.
L'idée de me lancer au-dessus du vide depuis un train en marche me donne envie de vomir. Je me lève péniblement pour rejoindre en titubant le groupe des transferts de l'autre côté du wagon.
 - J'imagine qu'on doit sauter aussi, déclare une Sincère.
Elle a le nez épaté et les dents de travers.
 - Super, commente un Sincère aux cheveux brillants. Sauter d'un train sur un toit. Pas de problème Molly.
 - C'est un peu ce qu'on a choisi, Peter, remarque la fille.
 - Moi, je ne peux pas, avoue un Fraternel derrière moi.
C'est le seul et unique transfert de sa faction. Vêtu d'une chemise marron, il a le teint olivâtre et les joues luisantes de larmes.
 - On n'a pas le choix, intervient Christina. C'est ça ou échouer. Allez, tout va bien se passer.
 - Tu parles ! Je préfère être sans faction que mort !

Commentaires

  1. Bonjour Sorel, pas trop tentée de lire la série "Divergente" mais il faudrait que je vois les films (commme ceux d'Hunger games et le Labyrinthe). Bon dimanche.

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  2. Salut Dasola, merci de ta visite. Elles se font rares ces derniers temps ;-) Je viendrai te voir très bientôt.

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