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Trop - Jean-Louis Fournier


Ou pas assez


Un livre de poche trouvé sur une étagère de la maison de vacances, vite glissé dans le sac de plage et voilà le second Jean-Louis Fournier lu en quelques jours alors qu’il m’était auparavant inconnu. Il faut dire qu’il semble uniquement écrire des bouquins courts, drôles, faciles à lire et donc parfaits pour une distraction à plat ventre alors que le sable vous fouette les côtes.
Malheureusement, je n’ai pas retrouvé dans Trop le plaisir ressenti avec Le C.V. de Dieu. Après quelques chapitres qu'on est content de trouver incisif et spirituel, on se lasse rapidement de ce mini-brûlot contre la surconsommation de notre société. Bien-sûr, on est souvent d’accord, on se reconnait parfois, moitié amusé moitié embêté. Mais le procédé se révèle répétitif et se résume souvent en une énumération du contenu de publicités, tout ça pour préparer une chute en forme de jeu de mots (trop de différents types de pains à choisir dans une boulangerie et nous voilà « dans le pétrin »). Et puis, ça sonne un peu « réac », tout du moins dans le sens « C’était mieux avant ». Même si nous savons tous que dans le fond il a raison, ce n’est pas une raison pour enfoncer des portes ouvertes et en faire des tonnes. Tout ça fait un peu trop … ou alors peut-être pas assez. A moins qu’on se contente de prendre ce petit livre uniquement pour ce qu’il est : une modeste satire de nous-mêmes.

J’ai lu – pages 29 et 30

Chaque soir, le prince descend avec l’eunuque dans le gynécée. Il va choisir sa compagne de la nuit. Le prince a 400 femmes dans son harem. Il a l’embarras du choix. Il y a les nouvelles qui retiennent son attention, puis les autres, les anciennes auxquelles il reste très attaché. Il est à chaque fois embarrassé et ne sait laquelle choisir. Quand il choisit la bonde évanescente, il pense à la brune incandescente. Puis, il y a la rousse flamboyante … Laquelle choisir ? Le prince a le syndrome du harem. Il n’a pas le choix, seulement l’embarras du choix. Parfois, il envie les monogames.
L’eunuque marche devant lui. Le prince regarde ses jolies petites fesses moulées dans un pantalon de soie …