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Mémé dans les orties (Aurélie Valognes)


Ne pas casser trois pattes à un canard


Depuis le temps que je voyais un peu partout ces petits livres au titre amusant et au look frais, j'avais envie d'en picorer au moins un, histoire de voir ce que cela donnait. Je suis maintenant fixé : la littérature d'Aurélie Valognes n'est pas faite pour moi.

Mémé dans les orties a pour lui la sympathique idée de mettre en avant des proverbes et autres expressions populaires. Chacun d'eux illustre un des courts chapitres qui narre avec légèreté les (més)aventures de Ferdinand, un vieux monsieur qui a un peu tout raté dans sa vie, sauf sa misanthropie. Seule sa chienne Daisy trouve grâce à ses yeux. Alors quand celle-ci est écrasée par une voiture …

On s'en doute, la jeune écrivaine va faire en sorte que Ferdinand trouve son salut avant de passer l'arme à gauche. Le scénario qu'elle construit pour ça n'en est à mon avis pas vraiment un mais ressemble plutôt à une série de saynètes sans profondeur au sein d'une histoire inaboutie.

Côté défense, le pari de la distraction est probablement réussi puisque le roman plait beaucoup. Son point fort repose sans conteste (quoi d'autre ?) sur les dialogues enlevés, à la limite du fantaisiste, avec la très jeune Juliette et la très vieille Béatrice, deux voisines hautes en couleur, au passage aucunement crédibles, qui ont pour Ferdinand les meilleures intentions du monde. A l'inverse de la concierge de l'immeuble qui, elle, est vraiment une belle s....
 

Le Livre de poche - page 42

"Sans arme, ni haine, ni violence."
- Ca serait pas mal comme épitaphe réfléchit à voix haute Ferdinand. Le problème, c'est que ça n'a pas vraiment de rapport avec moi, conclut-il, plongé dans la biographie de Spaggiari, voleur sans violence. Il me faudrait plutôt quelque chose comme : "Enfin tranquille! Sans regret, ni larmes, ni chieuses." Je sais pas si on me laissera mettre "chieuses"... En même temps, si c'est dans le dictionnaire, il n'y a pas de raison. Je vais vérifier.