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La chambre des merveilles (Julien Sandrel)



La chambre des merveilles - Julien Sandrel

En mode poker face

Ce beau livre coloré à l'intitulé poétique m'a été offert par une amie. Elle et moi nous réunissons de temps en temps pour un club de lecture. Son cadeau m'a d'autant plus fait plaisir qu'il comporte la dédicace de l'auteur.

Celui-ci livre un premier roman à la fois triste, poignant et feel-good. Enfin surtout feel-good à mon avis, voire même développement personnel car si l'histoire découle d'un drame, le lecteur sent bien que l'histoire ne devrait pas se terminer si mal que ça. Il n'y a pas que le visuel du bouquin et son titre rassérénant qui le lui dit. Il y a aussi l'écriture légère, presque féminine, le ton et les rebondissements qui rappellent la comédie romantique. On est parfois carrément dans le cliché. Tout nous annonce une fin heureuse pour Thelma qui fait le maximum pour sortir son fils Louis (!) du coma dans lequel il est plongé depuis son tragique accident de skateboard. Il y a de quoi bouleverser une existence, voire plusieurs, de faire valdinguer habitudes et certitudes et d'apprendre à être heureux au passage.

La vraie bonne idée du roman réside dans l'apparition ponctuelle, et malgré cela trop rare, du point de vue narratif du jeune garçon. Allongé dans son lit d'hôpital et apparemment inconscient, il suit en mode "poker face" les gesticulations de sa mère :)

Le récit aurait à mon sens mérité un traitement plus approfondi et plus réaliste mais il aurait alors beaucoup perdu en ingénuité. Au bout du compte, sa lecture est bien agréable et Julien Sandrel nous réserve une fin intéressante car plutôt inattendue. Une fin qui ne ressemble pas complètement à une fin. Pourquoi pas une suite ?

Calmann Levy - page 67

Bon alors je suis désolé parce que je vous ai complètement induit en erreur. Je crois que je suis vivant. Mal en point, mais vivant. Si on était sur BFM TV, un bandeau rouge afficherait "Breaking news : il est vivant". Il faut dire que ce n'était pas facile de s'en rendre compte. A moi il m'a fallu du temps. Comment ça vous étiez au courant que j'étais vivant ? C'est nul si vous savez avant moi.