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Le sumo qui ne pouvait pas grossir (Éric-Emmanuel Schmitt)

Le roman qui ne pouvait pas grossir

Je vais faire court comme a fait court Éric-Emmanuel Schmitt avec ce roman à mi-chemin entre la fiction spirituelle à la Amélie Nothomb et le livre de développement personnel à la Laurent Gounelle. La lecture n'est bien sûr pas désagréable, l'écrivain sait écrire avec simplicité et parfois poésie mais son histoire est à mes yeux simpliste et enfonce des portes ouvertes. Ce ne serait pas si grave si le scénario possédait une relative consistance. Mais comment, en l'espace de si peu de lignes, peut-on parvenir à s'attacher à Jun, jeune garçon vivant dans la rue qui, grâce à une rencontre (non) fortuite, va devenir un jeune sumotori prometteur et, par la même occasion, un être humain heureux ? Mystère.

Albin Michel - page 73

- Tu progresses, Jun. Tu rates tes combats, mais tu échoues avec style.
 - Merci, maître.
Je savais qu'il m'adressait là un compliment sincère car j'avais découvert que, malgré sa fierté de fournir au Japon un yokozuna tel que Ashoryu, il n'aimait pas le succès en tant que tel, ni la reconnaissance sociale, il n'aimait que le travail bien accompli. Il recherchait l'épanouissement, l'éclosion parfaite de la fleur.