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Les trois femmes du consul (Jean-Christophe Rufin)

Les trois femmes du consul (Jean-Christophe Rufin)

Aurel est hardi

Entre deux romans classiques plus exigeants à lire, une courte enquête "policière" était la bienvenue. Pourtant, autant le dire tout de go, elle m'a déçu. Le roman ne vaut que par la description, pourtant succincte, de l'atmosphère de Maputo, la capitale du Mozambique, un pays d'Afrique qu'on connait peu, et par le personnage d'Aurel Timescu, consul adjoint de France, d'origine roumaine, personnage moitié Hercule Poirot moitié Columbo, saugrenu, instinctif, mélomane et tire-au-flanc. Les autres protagonistes, notamment les trois femmes en question, sont clairement sous-exploités, à part peut-être le bienveillant supérieur de notre fin limier. L'intrigue, elle, est pauvre et ne tient nullement en haleine.

Le roman se lit paradoxalement tout seul. Grâce au style limpide de l'auteur, il a glissé comme un verre de vin blanc bien frais. Certains lecteurs trouveraient ça suffisant.

Flammarion - page 7

Il avait fini noyé au fond de sa piscine et ça n'avait surpris personne.
Depuis le temps que Béliot, le vieux Béliot, comme il se qualifiait lui-même, cultivait la haine autour de lui, il fallait bien que la violence éclate un jour. Dans la communauté des expatriés du Mozambique, il était à la fois connu de tous et tenu à l'écart. Même les Français installés sur place l'évitaient. Ils étaient pourtant peu nombreux dans cette ancienne colonie portugaise d'Afrique. Quant aux étrangers de passage, touristes, fonctionnaires internationaux ou cadres en mission pour leur entreprise, aucun ou presque ne s'aventurait chez lui.

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