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La fractale des raviolis (Pierre Raufast)

Le rapport avec la choucroute

La fractale des raviolis est construit de façon bien particulière, à la manière des poupées gigognes : une histoire en amène une deuxième qui en inspire une troisième et ainsi de suite. Aucune de ces histoires prises à part, n'est déplaisante, elles sont même souvent agréablement insolites, mais à force de les voir défiler, j'en ai assez vite perdu mon latin. Quand la boucle s'est bouclée, c'est le fil du scénario global que j'avais perdu en chemin. Au moins en partie à cause d'un manque de concentration, que je n'ai pas eu envie de corriger.

Pour ceux qui en ont marre du réalisme et des autofictions en vogue, il faut foncer. J'y ai surtout vu un exercice de style, intéressant en soi mais qui ne m'a pas convenu.

Dans la veine absurde, j'ai préféré Le jardin du bossu de Franz Bartelt, plus compréhensible et autrement plus drôle.

Folio - page 19

Marc et moi étions mariés depuis plus de dix ans. À ma connaissance, pas une seule année, il ne fut fidèle, y compris l'année des fiançailles. Sans compter, avant cela, les années de flirt au lycée.
Quand Jupiter s'envoyait une belle mortelle, écrit Ovide, il se métamorphosait en taureau ou transformait la jouvencelle en plante verte. Délicate attention, destinée seulement à cacher son adulère au regard de Junon, sa terrible et divine épouse.
D'année en année, progressivement, Marc m'a métamorphosée en bonne poire.